If you don't wanna let me breathe, I'll tear up my lungs.

If you don't wanna let me breathe, I'll tear up my lungs.




Comment expliquer ce que je ressens à cet instant précis ? Tout pourrait aller pour le mieux. Je n'ai plus personne pour me pourrir la vie avec des idées rebelles et puériles. J'ai plein d'amis qui rendent ma vie merveilleuse. J'ai d'assez bons résultats en cours. J'ai à présent deux groupes dont je suis très heureuse. J'ai mes nouvelles lunettes que j'attendais depuis longtemps. J'ai enfin mes lentilles. Je vais peut-être pouvoir négocier mes piercings pour Noël. J'ai des nouveaux posters de Tokio Hotel. J'ai pris deux centimètres. Je n'arrête pas de me faire complimenter par un gars. Je parle par mail avec quelqu'un que je trouve magnifique. Tokio Hotel refait surface. Je tisse des liens avec de nouvelles personnes. Je vais au concert de Tokio Hotel. Je vais probablement avoir mes nouvelles fringues. Je vais apprendre l'allemand. J'ai un petit-ami. Comme si tout cela n'était pas assez. Comme si je pouvais me permettre de me plaindre. Comme si je pouvais me permettre de dire qu'il me manque quelque chose. J'avais cru à nous deux. Oui, j'y avais cru. Puis tout a cessé. Sur ma décision. Évidemment, tu y as beaucoup contribué. On était restés amis, et tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Pendant trois semaines, tu me parlais de quelqu'un dont tu t'étais épris. Je me disais simplement que tu avais de la chance d'avoir pu tourner la page. On s'est revus, on s'est embrassés. Mais rien d'autre. On n'a rien officialisé. Puis tu m'as demandé de revenir. Tout était si soudain. Je n'y croyais pas. C'était comme si je rêvais éveillée. Mais j'avais conscience de ce que tu m'avais fait. Je me rappelais à quel point j'avais été répugnée quand tu m'avais annoncé que tu m'avais trompée. Mais je me rappelais aussi de ces quatre merveilleux mois que j'avais passés en ta compagnie. Je me rappelais à quel point j'avais pu être heureuse avec toi. Tout le monde était content quand je leur ai annoncé que tu voulais que je revienne. Moi aussi. Mais je t'ai quand même dit qu'on se laissait du temps. Parce que je savais que tu ne savais pas où tu en étais. Puis deux jours plus tard, tu me dis que tu préfères rester célibataire, tout compte fait. Que tu ne veux plus me faire souffrir. Je pleure. Toute la soirée, j'ai pleuré. A l'atelier, j'ai pleuré. Mais je t'ai dis que j'allais bien. Il n'aurait pas fallu que je perde la face. Malgré tout, je ne suis pas stupide, et j'ai bien deviné ce qui se passait. Puis d'après des sources sûres, ma thèse se confirmait. Oui, une autre fille se lovait dans tes bras. Oui, une autre fille tournait sa langue dans ta bouche. Oui, une autre fille te disait "je t'aime". Je t'ai engueulé. Pas parce que tu avais une autre copine, non. Parce que tu m'avais demandé de revenir, et que deux jours plus tard tu t'es ramené avec une autre fille. Je t'ai dit que je ne te parlais plus. Que je te haïssais. Mais tu t'en moquais. La seule chose que tu m'aies demandée, c'est de ne pas répandre de rumeur sur toi. C'est tout ce que ma haine t'inspire ?! Ta réputation ?! Comment expliquer ce que je ressens à cet instant précis ? L'amertume, le regret, le désespoir et la tristesse se mêlent à la haine, la colère et le dégoût. Avant, tu me donnais envie de t'embrasser. Maintenant, j'ai envie de gerber. Tu me donnes envie de gerber. Je veux que tu me voies gerber. Histoire que tu entraperçoives une once de ce que je peux ressentir. Et je tente en vain de réaliser qu'une autre fille posait ses lèvres infectées sur les tiennes. Oui, une fille meuf tournait sa putain de langue dans ta putain de gorge. J'aurais pu la haïr. Oui je la haïssais. Mais j'ai plutôt préféré la plaindre. Je la plaignais par avance de ce qu'elle devait endurer avec toi. Maintenant, petit être perfide et insignifiant, j'aimerais que tu ressentes à quel point je te maudis. La seule chose que tu m'inspires, c'est de l'éc½urement. Tu me donnes envie de vomir. Je ne le répèterai jamais assez. Même si maintenant c'est fini avec elle, même si je m'en réjouis, qu'est-ce que ça change pour moi, en fin de compte ? J'ai hurlé de joie à m'en déchirer les cordes vocales, quand j'ai su que vous n'étiez plus ensemble, mais qu'est-ce que ça change pour moi, en fin de compte ? J'ai envie de t'envoyer rôtir en Enfer. Tu reviens vers moi comme si de rien n'était, comme si j'étais toujours ton amie, comme si tu pouvais compter sur moi. Tu crois vraiment que tu peux revenir chialer auprès de moi ? Que je vais te consoler et te soutenir ? Après tout ce que tu m'as fait ? Mais bordel VA TE FAIRE FOUTRE ! Tant de musiques que je ne peux plus écouter, parce qu'elles me font penser à toi. Tant de livres que je ne peux plus lire, parce qu'ils me font penser à toi. Tant de films que je ne peux plus regarder, parce qu'ils me font penser à toi. Tant de mots que je ne peux plus prononcer, parce qu'ils me font penser à toi. Tant de jeux auxquels je ne peux plus jouer, parce qu'ils me font penser à toi. Tant de personnes à qui je ne peux plus parler, parce qu'elles me font penser à toi. Tant de photos que je ne peux plus regarder, parce qu'il y a ta sale gueule dessus. Je te hais, connard.
Ça a commencé sur un baisemain, ça a fini sur un baisemain. J'te vomis dessus.
Qui m'aime me suive :

# Posted on Monday, 18 May 2009 at 1:13 PM

Edited on Wednesday, 09 December 2009 at 5:07 PM